Action-réponse après la mise en demeure de Clear Channel

Samedi 8 avril, nous avons mené une nouvelle action de recouvrement des écrans publicitaires Clear Channel dans le métro, ce malgré la mise en demeure de la multinationale de l’affichage.

Loin de nous laisser impressionner par les menaces de Clear Channel, nous continuons à agir pour dénoncer l’arrivée d’écrans dans les stations de métro lilloises et l’irrespect qu’ils représentent pour les usagers. Au cours de cette nouvelle action menée dans les stations République, Rihour et dans les rues lilloises, nous en avons profité pour rendre publique notre échange de lettres avec Clear Channel, en l’affichant sur ses supports. À cette occasion, nous avons aussi continuer à faire signer dans sa version papier la pétition visant à interpeller le président de la MEL qui a la compétence des transports publics pour lui demander le retrait de ces écrans énergivores et fatigants pour les usagers.

Notre action a fait l’objet de différents sujets dans les médias :

 

 

 

Addendum du 19/04/17 :

Samedi 8 avril, Transpole s’était engagé à nous proposer un rendez-vous. En l’absence de nouvelle, le samedi 15 avril, nous avons à nouveau recouvert les écrans des stations de métro Rihour et Gare Lille Flandres, on est du genre tenaces

 

Tentative d’intimidation de Clear Channel

Voici notre échange de lettres avec le marchand de regards Clear Channel qui cherche à nous intimider après que nous ayons dénoncé les écrans qu’il a installés dans le métro lillois.


Une pétition en ligne et papier est lancée pour interpeller le président de la MEL qui a la compétence des transports publics et lui demander le retrait de ces écrans fatigants et énergivores, à signer par ici : http://lille.antipub.org/ecrans

Écrans de pub : métro, c’est trop !

Attention les yeux !

Après les gares SNCF, depuis peu, c’est dans le métro lillois que les écrans publicitaires ont fait leur apparition. En plus d’être imposées aux usagers de Transpole, ces publicités sont particulièrement agressives par leurs aspects lumineux et animés.
Le pompon revient sans doute à la station de métro Rihour où le passage devant deux écrans est obligatoire pour arriver au quai : un véritable guet-apens publicitaire (voir photo ci-dessus).

Au-delà de la gêne quotidienne qu’ils provoquent, ces écrans constituent un gaspillage énergétique doublé d’un appel à surconsommer, totalement contradictoires avec la valeur écologique associée au transport public. Cette logique est totalement à rebours des attentes des voyageurs, en témoigne le récent appel à idées lancé auprès des usagers du métro parisien qui ont largement appelé à la suppression de la publicité.
C’est une question de choix politique, ainsi, il existe des lieux comme Stockholm où a été fait le choix d’une expression artistique plutôt que commerciale, ce qui donne franchement plus envie. Autres pistes, on pourrait imaginer des espaces d’expression libre dans les stations de métro ou de l’affichage petit format sur la vie de quartier.

Malgré ces signaux multiples, la logique budgétaire a encore une fois pris le dessus, quitte à vendre un peu plus nos regards et nos pensées. Le premier responsable politique de cette situation est Gérald Darmanin, vice-président de la Métropole Lilloise en charge des transports et maire de Tourcoing. Nous lui adressons donc cet article par courriel dès à présent pour l’appeler à y remédier dans les plus brefs délais et lui dire que nous sommes ouverts au dialogue.

Vous aussi, interpellez-le sur cette question, en lui écrivant par ici ou plus directement lors d’une permanence à la mairie de Tourcoing ou un autre moment où vous en avez l’occasion.

Pour participer à la résistance contre l’installation de ces écrans, rendez-vous mercredi 4 janvier 2017 à 19h au Polder, 250 rue Roger Salengro à Hellemmes.

Vous avez dit Culture ?

Des sushis, une grosse voiture, peut-on afficher n’importe quoi sur le Palais des Beaux-Arts ?

Afin de répondre à cette question, nous nous sommes procuré la convention* passée entre la mairie de Lille et la société DEFI régissant l’affichage de ces publicités géantes sur le musée. Extraits choisis.contrat-pba-en-tete

Dans cette convention, on peut notamment lire à plusieurs reprises que le caractère culturel et historique du lieu doit être pris en compte par l’afficheur, ce dernier s’engageant à ce que les publicités soient en adéquation avec le musée. Lisez plutôt :

contrat-pba-engagements-afficheur-fluote
Avec ces éléments, il nous semble évident que l’afficheur ne respecte pas la convention. Mais là où le bât blesse, c’est que la mairie laisse faire ! En effet, la convention lui donne droit de refuser tout visuel sans justifier de motif :

contrat-pba-validation-mairie-fluote

Pourtant, malgré ces belles intentions, quelles sont les publicités affichées sur le musée ? Difficile de mettre en lumière l’adéquation entre une grosse voiture et le Palais des Beaux-Arts. La réputation et l’image de la ville de Lille « capitale européenne de la culture 2004 » ne sont-elles pas écornées par ce laisser faire de la mairie ? Visiblement, il suffit de quelques milliers d’euros pour qu’à la mairie, éthique et culture soient elles aussi tout en façade.

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Voici la convention de 14 pages pour celles et ceux qui voudraient la consulter en détails.

Nous vous invitons à signer et faire signer la pétition demandant le retrait de ces pubs commerciales géantes sur le Palais des Beaux-Arts.

Ce sujet sera abordé pendant notre prochaine réunion, mercredi 26 octobre à 18h30 au Café Citoyen (station République), soyez-y les bienvenu-e-s !

Nous vous conseillons enfin cet excellent article sur La Tribune de l’Art qui contrebalance les arguments en faveur de bâches publicitaires sur les musées.

Bilan de l’action Jour de la Nuit 2016

Panneau publicitaire lumineux recouvert du message "Nous voulons voir les étoiles"
Recouvrement d’un panneau publicitaire lumineux à l’entrée de la rue de Béthune

Voici un petit bilan de l’action que nous avons réalisée ce samedi 8 octobre pour Le Jour de la Nuit, opération de sensibilisation à la pollution lumineuse et à la protection de la biodiversité nocturne.

Le but de cette action était de sensibiliser les passants, les commerçants et les élus sur la pollution lumineuse et le gaspillage énergétique liés aux dispositifs publicitaires déployés dans l’espace public (enseignes, panneaux, etc.).

Notre joyeuse troupe composée d’une bonne vingtaine de participant-e-s a éteint 44 enseignes laissées allumées…

rue neuve, avant extinction
rue neuve, avant extinction
jour-nuit-extinction-apres
rue neuve, après extinction

 

Extinction du jules rue de Béthune
Extinction de l’enseigne Jules rue de Béthune

…et recouvert 8 panneaux de publicité.

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Il est important de rappeler qu’un panneau de publicité consomme 1,7 kWh par jour en moyenne et qu’une famille de 4 personnes 8,5 kWh. Il suffit donc de 5 panneaux pour dépenser autant qu’une famille de 4 personnes ! Plus de détails sont disponibles sur le site de Zéro-Watt.

Des actions similaires d’autres groupes locaux de Résistance à l’Agression Publicitaire ont eu lieu conjointement dans d’autres villes (article à venir sur le site global de l’association).

Vous avez raté cette action mais souhaitez vous aussi agir ? Une boîte à outils est disponible par ici pour vous y aider.

Nous en profitons pour rappeler nos recommandations en matière de dispositifs lumineux pour le Règlement Local de Publicité Intercommunal en cours d’élaboration.


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Écran lumineux publicitaire, rue du grand but à Lomme

Luminosité et animation

Interdiction des écrans publicitaires et dispositifs d’éclairages d’affiches

 

 


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Enseigne lumineuse allumée alors que l’établissement est fermé

Enseignes lumineuses

Extinction lorsque l’établissement est fermé ainsi qu’entre 9h et 17h